Bernard Nicod dans L'Illustré : portrait d'un bâtisseur d'empire

9 July 2026
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Article L'illustré
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L'Illustré consacre plusieurs pages à Bernard Nicod, fondateur du groupe immobilier qui porte son nom. À l'approche de ses 78 ans, celui qui a bâti son entreprise de zéro revient, dans une longue interview accordée à la journaliste Ariane Dayer, sur son parcours, ses valeurs et sa vision de l'immobilier vaudois.

Un empire immobilier construit de A à Z

Aujourd'hui à la tête d'un parc immobilier comptant plus de 2350 immeubles, dont la valeur est estimée à 18 milliards de francs et qui génère 670 millions de francs de loyers par an, Bernard Nicod dirige un groupe qui couvre l'intégralité de la chaîne immobilière — construction, gérance et courtage — et représente à lui seul environ 10% du marché immobilier vaudois. Un « empire », selon les mots du magazine, que l'intéressé préfère plus modestement qualifier de « jolie boîte romande ».

Une enfance déjà tournée vers le commerce

L'article revient sur une enfance atypique pour le petit dernier d'une lignée de médecins. Dès l'âge de 9 ans et demi, Bernard Nicod se découvre une passion pour le commerce, revendant des billets de tombola et des Dinky Toys dans la cour de récréation. Scout à la brigade Saint-Martin, élève au collège de Champittet puis à Saint-Maurice, il grandit dans une famille cultivée où l'on voyage, où l'on aime l'art — mais où l'on ne parle jamais d'argent.

Des débuts professionnels fulgurants

C'est en 1974 que Bernard Nicod fait ses premiers pas dans l'immobilier, comme stagiaire dans une régie appartenant à un promoteur arménien qu'il admire profondément. Travailleur acharné, il multiplie très vite les ventes avant de se voir proposer une association. Il choisira finalement de voler de ses propres ailes : en 1977, à seulement 29 ans, il fonde sa propre entreprise.

Discipline militaire et amitiés marquantes

Commandant dans l'infanterie de montagne, Bernard Nicod cultive un style personnel — costumes croisés et pochette — qu'il revendique comme une véritable signature. Dans l'interview, il évoque aussi les rencontres qui l'ont marqué, notamment l'architecte suisse Mario Botta, devenu un ami au fil des années, et l'ancien président du CIO Juan Antonio Samaranch, qu'il décrit comme la personnalité l'ayant le plus impressionné dans sa vie.

« La retraite, c'est pour les paresseux »

Patriote assumé, Bernard Nicod ne cache pas son attachement à la Suisse, à Lausanne et à son canton. Et si l'âge de la retraite approche, il balaie l'idée d'un revers de main : pour lui, ce mot n'a tout simplement jamais eu sa place, ni à l'armée, ni dans sa vie professionnelle.

Article à retrouver dans L'Illustré du 9 juillet 2026, ainsi que dans l'émission « Banc public » de La Télé, diffusée le 14 juin et disponible en replay.