Bernard Nicod : « La retraite, je ne la prendrai jamais !»

23 Juni 2026
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Invité de Banc Public sur La Télé, Bernard Nicod s'est livré sans filtre sur son enfance, ses débuts difficiles et sa philosophie de patron « à l'ancienne ».

Un empire géré à la mémoire

À 77 ans, Bernard Nicod continue de tout superviser personnellement à la tête de son groupe : 10 % du marché immobilier vaudois, un parc de 65 milliards de francs, 2300 immeubles et PPE, 300 collaborateurs et plus de 1000 concierges. « Malheureusement, je m'occupe de tout », confie-t-il, ajoutant : « J'ai entraîné ma mémoire depuis longtemps, et j'ai de la mémoire que pour ce que j'aime et ce que je fais. »

Le commerce plutôt que la médecine

Enfant d'une dynastie de médecins lausannois, il raconte : « Je suis le seul qui ait mal tourné. » Sur sa vocation, il évoque un souvenir d'enfance, à 8 ans, sur le chantier où ses parents construisaient une villa, il observait l'architecte : « Avec son doigt, il disait ce qu'il fallait faire... Et donc tout se construisait autour de lui, par lui et à cause de lui. Et ça m'a beaucoup impressionné, ça m'a beaucoup attiré. »

Des débuts seul face à une concurrence sceptique

Après un passage marquant au collège de Saint-Maurice — « la plus belle période de ma vie » — puis à l'armée, où il devient capitaine dans l'infanterie de montagne, il se lance seul dans l'immobilier. Trois concurrents lui prédisent l'échec : « Le premier a dit, je lui donne six mois. Le deuxième a dit, il est en faillite à l'heure actuelle. Et le troisième a dit, sa famille viendra l'aider si ça tourne mal, mais il est déjà foutu. » Aujourd'hui : « On a quatre fois plus gros qu'eux. »

Locataire malgré tout

Bernard Nicod confie être lui-même locataire « depuis 49 ans ». Sur l'importance de la propriété, il déclare : « Pour moi, dans un pays, une nation, un peuple... des jeunes qui peuvent pas avoir l'accès à la propriété, c'est un pays qui est de grandes difficultés. »

« Un mot que je n'ai jamais utilisé »

Sur la retraite, sa réponse est sans détour : « C'est un mot que je n'ai jamais utilisé à l'armée et que je n'utiliserai pas non plus dans ma vie professionnelle. »

L'intégralité de cette interview, ainsi que bien d'autres confidences sur son enfance, ses rencontres marquantes et sa vision de l'immobilier romand, est à voir ici : https://latele.ch/emissions/banc-public/banc-public-s-2026-e-18?s=1